Centre Régional des Lettres

Clip 2009

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Découvrez des extraits vidéos des spectacles de la prochaine édition des Boréales, nos temps forts, nos rendez-vous en région...

Livre /Echange

Knud Romer

2 septembre 2009.

Né en 1960, Knud Romer a étudié la littérature comparée, se spécialisant en histoire des mentalités et en théorie de la fiction. Publiciste renommé, interprète dans Les idiots de Lars von Trier, il a publié de nombreux essais culturo-historiques sur des sujets aussi divers que les pastilles de menthe et le suicide autoérotique ! Cochon d’Allemand paru aux éditions Les Allusifs en 2007 a reçu de nombreux prix.
Dans Cochon d’Allemand (Les Allusifs, 2007. Traduit du danois par Elena Balzamo), Knud Romer revient sur l’histoire de sa famille. Lauréat de nombreux prix en 2006, Cochon d’Allemand dépeint dans un style dense et enlevé une époque teintée de rancœur et de culpabilité.

Cochon d’Allemad, traduit par Elena Balzamo (Les Allusifs, 2007)
Avec la distance et l’humour des enfants qui sont plus raisonnables que ceux qui les maltraitent, Knud Romer compose l’émouvante histoire de sa famille, rejetée par les Danois de Nykøbing, à cause des origines allemandes de sa mère. Un enchaînement presque cinématographique de brèves séquences fait défiler les personnages en Allemagne et au Danemark des années trente jusqu’aux années soixante-dix. Le grand-père paternel, un entrepreneur fou et visionnaire dont tous les projets échouent immanquablement, le père assureur qui ne vit que pour éviter le pire, la grand-mère, beauté défigurée par une explosion, qui a la larme facile et qui fait un goulasch incomparable… Mais surtout la mère, une ancienne résistante, trop fière pour répondre à la bêtise de ses voisins qui la prennent pour une nazie, et qui dissout son chagrin dans l’alcool. Et cet enfant, témoin du mépris permanent dont est frappée sa mère, trop petit pour l’aider, malgré tout son amour.

« Il a ce talent des rares romanciers qui par un coup d’essai réussissent un coup de maître. Outre un évident bonheur d’écriture, un don à rendre en peu de mots l’esprit d’une époque, et une façon de placer, dans l’évocation de situations dramatiques, l’once d’humour sans laquelle il n’est pas de grande œuvre, la façon dont sont campés les personnages donne son ampleur à l’histoire de ce fils. » Le Monde des livres


Les commentaires sont fermés.