Leif Davidsen
2 septembre 2009.
Leif Davidsen était une voix pour ses compatriotes danois avant d’être un auteur de romans à suspense. Une voix familière de grand reporter et de correspondant à l’étranger, qui venait d’Espagne, puis de Russie, des pays de l’ancienne Union Soviétique et des divers points chauds de la planète. Voilà quelques années qu’on ne l’entend plus quotidiennement sur les ondes ; les pays de l’Est étant devenus sa spécialité, il rédige des émissions documentaires pour la D.R. (radio et télévision danoise), donne des conférences et publie des romans à suspense très populaires en Scandinavie. Huit d’entre eux ont été traduits pour les éditions Gaïa.
L’Epouse inconnue, traduit par Monique Christiansen (Gaïa, 2007)
Marcus Hoffman, ingénieur et homme d’affaires danois d’environ 35 ans, est un homme heureux depuis qu’il a rencontré Nathalie à Moscou, dix ans auparavant. Ils vivent au Danemark, et Marcus voyage beaucoup pour son travail. Lors d’un séjour à Nice, il est témoin d’une agression et son passé de soldat d’élite lui permet de sauver la vie de Victor, un Russe, et de faire fuir deux malfrats. Victor lui jure une reconnaissance éternelle. Aussi lorsque, au cours d’une croisière fluviale en Russie, Nathalie disparaît, Marcus qui ne parle pas un mot de russe fait appel à Victor. Mais les informations que celui-ci va récolter grâce à ses douteux agents ne vont guère faire le bonheur de Marcus. Car Nathalie n’est pas celle qu’il croyait. Dans la Russie post-communiste de Poutine, Marcus à son corps défendant, et Victor par cupidité, côtoient mafia, groupes terroristes, camps staliniens, trafic d’icônes religieuses entre la Russie et le Japon, et combattants tchétchènes. Leif Davidsen signe ici un thriller écrit à la première personne. Le lecteur est entraîné dans le sillage de Marcus Hoffman, jeune homme au caractère rationnel qui croit maîtriser sa vie, aussi bien personnelle que professionnelle. La disparition de son épouse va l’arracher à cette vie ordonnée, et ébranler profondément ses certitudes, ainsi que sa vision non seulement du monde, mais aussi de lui-même et de ses relations aux autres. Un récit saisissant, servi par une écriture simple mais aiguisée.
« Leif Davidsen n’est pas de ces écrivains qui expliquent le monde : il vous jette dedans. Sans prendre de gants.» Télérama




