Berthe Morisot et Julie Manet
12 juillet 2010.Berthe Morisot (1841-1895), native du grand monde s’escrima sa vie durant à ne pas se laisser phagocyter par celui-ci. Fuyant les commérages comme la peste, elle ne fraya qu’avec l’élite intellectuelle, toute à son projet de se réaliser pleinement. Des artistes féminins elle disait simplement : « Vraiment, nous valons par le sentiment, l’intention, la vision plus délicate que celle des hommes et si, par hasard, la pose, la pédanterie, la mièvrerie ne viennent à la traverse, nous pouvons beaucoup »…
Un projet bien différent des vues d’Edouard Manet qui écrivait, à propos des sœurs Morisot, en 1868 à son collègue Henri Fantin-Latour : « Elles sont charmantes. C’est fâcheux qu’elles ne soient pas des hommes. Cependant, elles pourraient, comme femmes, servir la cause de la peinture en épousant chacune un académicien et en mettant la discorde dans le camp de ces gâteux. C’est leur demander bien du dévouement. En attendant, présentez-leur mes hommages; »
Éditeur (B.V.R) et auteur, Benoît Noël réside à Sainte-Marguerite des Loges (près de Livarot). Enseignant en Histoire de l’Art, il donne des cours à l’Académie Charpentier (rue de la grande Chaumière – Paris-Montparnasse), dans diverses antennes de l’Université Inter-Âge de Basse Normandie et auprès de moult associations culturelles. Il est l’auteur d’une vingtaine d’essais en art et achève actuellement la rédaction d’un ouvrage à paraître en novembre 2010 : Saint-Céneri le Gérei, Barbizon des Alpes mancelles. (www.herbaut.de/bnoel). Il collabore régulièrement à la revue Le Pays d’Auge.
Conférence le 17 juillet à 17h à l’Espace culturel des Dominicaines à Pont-L’Evêque.



